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Plus de pragmatisme dans la réduction des impacts des infrastructures sur les écosystèmes côtiers en Afrique de l’Ouest

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Le Projet de réduction des impacts des infrastructures sur les écosystèmes côtiers en Afrique de l’Ouest (Prise) est entré dans sa deuxième phase. Lors de la cérémonie de lancement, hier, 16 mars 2021, les experts ont exigé plus de pragmatisme dans l’exécution des actions prioritaires dans ce contexte de pandémie du coronavirus.

Capture d'écran online meeting lancement PRISE-2La deuxième phase du Projet de réduction des impacts des infrastructures sur les écosystèmes côtiers en Afrique de l’ouest (Prise) a été lancée, hier, 16 mars 2021, à Dakar. Lors de cette cérémonie, plusieurs intervenants ont lancé un seul mot d’ordre : plus de pragmatisme dans la mise en œuvre des activités prioritaires identifiées. « Le temps est court durant cette deuxième phase. Il faut être plus efficient dans l’exécution des activités, car la pandémie qui a affecté la première phase est encore là », a relevé la Directrice de la Fondation Mava, Charlotte Karibuhoye. L’obtention de cette efficience passe d’abord par l’identification et la hiérarchisation des actions prioritaires. C’est dans ce sens que le Directeur du Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine (Prcm), Ahmed Senhoury, a dégagé quelques axes d’intervention. « Nous devons renforcer les capacités des acteurs, consolider le partenariat, aider les pays à avoir des textes juridiques appropriés », a-t-il proposé.

Après son intervention, le Directeur exécutif de Wetlands international Afrique, Ibrahima Thiam, a mis l’accent sur la consolidation des acquis, à savoir la recherche de réponses à la dégradation des écosystèmes marins et côtiers. « Durant cette deuxième phase, nous devons mettre l’accent sur les actions durables et tout ce qui doit préserver l’intégrité des zones côtières », a-t-il préconisé.

La première phase de Prise a permis d’améliorer les connaissances, de faire l’audit environnemental dans plusieurs sites d’intervention : dans le Delta du Saloum au Sénégal, dans l’île de Bijagos en Guinée Bissau et Boa Vista au Cap Vert, dans le Parc national du Banc d’Arguin en Mauritanie. « Nous allons renforcer la sensibilisation, améliorer les connaissances. Nous avons comme priorité d’améliorer le cadre juridique des pays », a énuméré la coordonnatrice du projet Prise, Dr Adama Cissé.

La deuxième phase sera bouclée en 2022. Mais toutes les parties prenantes espèrent que l’aventure va se poursuivre, car l’interdisciplinarité a montré ses preuves dans la recherche de réponses aux problèmes identifiés dans des zones côtières. Durant la première phase ( 2018-2020), des études de référence sur l’état des lieux des outils de planification et de gestion des zones côtières et de cadres juridiques et réglementaires d’aménagement du littoral des pays ont été réalisées. À cela s’ajoutent l’inventaire des infrastructures et la cartographie des risques liés à leur implantation dans des écosystèmes côtiers sensibles, de même que l’identification des zones marines d’intérêts écologiques ou biologiques.

Idrissa SANE

Le Soleil.sn